Pendant mes années parisiennes, j’ai accompagné une fois par an le club de marche de Nohant-Vic pour leur faire découvrir Paris en leur proposant des parcours thématiques (Montmartre, La petite Ceinture, la coulée Verte, etc.)
Sur 2 ans, nous avons foulé le pavé parisien sur les traces de George Sand.
Randonnée pédestre George Sand sur le pavé parisien par étapes
46 rue Meslay (3ème)
Départ du 46 rue Meslay dans le 3ème arrondissement où naquit Aurore Dupin,
le 1er Juillet 1804,
qui deviendra donc George Sand.
Bien entendu, la suite du parcours ne se fait pas dans un ordre chronologique mais au fil des lieux se trouvant à proximité de notre évolution.

L’hôtel de Rosanbo, hôtel particulier
62 et 64 rue René-Boulanger,
( 10eme)
Il date de 1870, construit par l’architecte Nicolas-Claude Girardin pour le marquis de Rosanbo
L’hôtel a ensuite été acquis par la comtesse Merlin, née Maria de las Mercedes de Santa Cruz (Cuba 1788 – Paris 1852) épouse du général Christophe Antoine Merlin, qui y tint un des salons les plus importants de Paris au début du XIXe siècle accueillant notamment George Sand, Prosper Mérimée, Honoré de Balzac, Alfred de Musset et le compositeur Gioachino Rossini.
21-23 rue Laffite
(9ème)
George Sand passe les deux derniers mois de l’année 1836 à Paris, où elle loge à l’hôtel de France (aujourd’hui disparu), 23 rue Laffitte ; elle assiste alors à deux soirées-concerts
chez Chopin.
80 rue Taitbout – Square d’Orléans
(9ème)
George Sand occupe un appartement au dessus de la porte cochère du n°5 de 1842 à 1847 (après que l’appartement ait été occupé par Alexandre Dumas et avant qu’il ne le soit par Baudelaire), tandis que Chopin habité au rez de chaussée
du n°9.
“Nous avons un énormé salon pour mettre un billard, un jardin grand comme la main où on peut cultiver une corbeille à fleurs, et faire faire pipi à Pistolet, enfin deux pièces pour Bouli (Maurice Sand) afinqu’il ne couche pas dans sa peinture. Je crois que nous serons aussi bien que possible“
George Sand


La porte principale est tout le temps fermée avec accès par digicode mais nous avions eu la chance de pouvoir profiter d’une ouverture de porte pour rentrer et avoir accès au square, qui est vraiment très charmant.
Le Musée de la Vie Romantique

Le Musée de la vie romantique est situé dans le quartier de la « Nouvelle Athènes » du 9e arrondissement à Paris. Il est installé au nº 16 de la rue Chaptal, dans l’hôtel Scheffer.
Si George Sand n’a jamais occupé cette maison, elle est familière des lieux et fréquente en voisine les soirées qu’organise Ary Scheffer. Elle habite non loin, rue Pigalle, puis square d’Orléans, haut lieu du romantisme où vivent de nombreux artistes. Ses tableaux, bijoux et souvenirs, rassemblés par sa petite-fille Aurore Lauth-Sand, rassemblés au rez de chaussé, évoquent l’histoire d’une vie et la communauté artistique et intellectuelle que George Sand réunit autour d’elle.
Le musée, après des travaux, réouvre le 14 février 2026.
20 rue Pigalle (9ème)
En 1839, après le voyage à Majorque et un été passé à Nohant, George Sand loue rue Pigalle au n° 16 (aujourd’hui le n°20) deux pavillons, ppour elle et Frédéric Chopin.


Hotel George Sand
26 rue des Mathurins (9ème)
George Sand avec son mari Maurice Dudevant ont habité dans cet hotel, à l’époque nommé Hôtel de Florence et situé
56 rue Neuve des Mathurins.
Son fils Maurice y est né le 30 juin 1823.
La Mansarde bleue
19 quai Malaquais (6ème)
Son livre Valentine, composé et achevé à Nohant pendant l’été de 1832, est édité trois mois après Indiana. Ces deux romans assurent la renommée de l’écrivain et améliorent beaucoup sa situation financière. Elle quitte son petit logement du cinquième étage du quai Saint-Michel pour aller s’installer au no 19 quai Malaquais, dans la
“mansarde bleue”, un appartement plus confortable, seulement au troisième étage, même si sous les toits.


Le Musée Delacroix
6 Rue de Furstenberg
(6ème)
Le musée national Eugène-Delacroix est un musée fondé à la fin des années 1920 par la Société des Amis d’Eugène Delacroix, devenu musée national en 1971.
Eugène Delacroix rencontre George Sand en novembre 1834, alors qu’elle vient de rompre avec Alfred de Musset. Il fait d’elle un portrait en habit d’homme. La liaison de George Sand avec Chopin qui débute en 1838 resserre leurs liens car le peintre admire et aime le musicien.
21, quai des Grands-Augustins
(6ème)
George Sand retrouve son amant Jules Sandeau en 1831, à l’hotel du 21 quai des grands Augustins.

25 quai Saint-Michel
(5ème)
A la mi-juillet 1831, George Sand emménage au 25 quai Saint-Michel dans une mansarde qui accueuille son amour avec Jules Sandeau.
“La capitale vue du balcon du cinquième étage quai Saint-Michel offre toujours un délicieux coup d’oeil“
Elle chante les charmes de son petit appartement dans “Horace”, l’un des ses rares romans parisiens, puis dans “Histoire de ma vie”.
8 rue de Condé
(6ème)
George Sand acheta dans cet immeuble une garçonnière pour son fils. Elle y a habité en 1848, pendant révolution, elle participe alors à la rédaction des Bulletins de la République


3 rue Racine
(6ème)
En début d’année 1851, George Sand s’installe chez le graveur Alexandre Manceau, son amant depuis quelques mois. Au quatrième étage, l’appartement se compose d’une pièce à feu, d’une cuisine, d’un atelier ainsi qu’une autre pièce. En novembre, elle décide d’emménager au second étage. Elle séjournera réguièrement dans cet immeuble jusqu’en 1864.
La statue de George Sand dans
le Jardin du Luxembourg
Le modèle en plâtre de cette statue fut inauguré le 1ͤ ͬ juillet 1904 dans le Jardin du Luxembourg. Sa version en marbre fut présentée au Salon de 1905, où elle rencontra un franc succès, remportant la médaille d’honneur. En 1906, le marbre fut substitué au plâtre dans le Jardin du Luxembourg, ce dernier rejoignant le musée des Beaux-arts de Tours.
L’auteur de la sculpture, François Sicard (1862-1934), était également le sculpteur attitré de Georges Clemenceau.


5 rue Gay Lussac
(5ème)
Après la mort de son compagnon Alexandre Manceau, elle s’aménage un pied-à-terre au 5 de la rue Gay-Lussac, face au jardin du Luxembourg, entre 1865 et 1871.
97 rue des Feuillantines,
aujourd’hui 90 rue Claude-Bernard
Au mois de Juin 1864, elle quite la rue Racine pour au profit de la rue des Feuillantines.
Non présente dans ce parcours
La rue George Sand
La rue George-Sand est une rue tranquille du 16e arrondissement.
Entre le no 24 et le no 26 se trouve une impasse fermée à la circulation et dénommée « villa George-Sand ».

A lire
Le Paris de George Sand par Claire Le Guillou
Résumé :
« On ne peut pas être femme à Paris à moins de vingt-cinq mille francs de rente », déclare un jour Balzac à George Sand. La romancière, qui désire dîner en ville et aller au théâtre à peu de frais, décide donc de sortir habillée en homme. D’ailleurs très tôt habituée à porter une tenue de garçon, considérée plus commode, à la campagne, Sand perpétue en ville le port de ce costume pratique et économique. Et les situations comiques qu’il induit amusent la romancière. Ainsi, raconte-t-elle, le restaurateur Pinson « ne s’était pas plutôt accoutumé à dire » monsieur » que je reparaissais en femme, et il n’arrivait à dire « madame » que le jour où je redevenais « monsieur » ».
Femme de lettres fortement attirée par Paris, synonyme de liberté et d’émancipation, Sand avoue toutefois : « Rien de tout cela ne m’intéresse ni ne m’amuse. Paris n’est qu’un paradoxe. »

Claire Le Guillou, chercheuse rattachée au Centre d’étude des correspondances et journaux
intimes (Université de Brest), est titulaire d’une maîtrise de lettres classiques et d’un doctorat
de lettres modernes.
Spécialiste de la famille Sand, elle vient de sortir l’ouvrage “George Sand superstar, chroniques d’une célébrité“


Les commentaires sont fermés