George Sand la Femme écrivaine

Des succès littéraires mais pas sentimentaux

Après son premier roman, Indiana, George Sand écrit Valentine, qui sera publié 3 mois.
Ces deux romans assurent la renommée de l’écrivain et améliorent beaucoup sa situation financière. Elle quitte son petit logement du cinquième étage du quai Saint Michel pour aller s’installer au no 19 quai Malaquais, dans la « mansarde bleue » (lire l’article “Randonnée Pédestre George Sand à Paris“)
Elle signe également un contrat avec La Revue des 2 Mondes qui lui assure une rente annuelle.
Au début de 1833, elle rompt avec Jules Sandeau. En avril 1833, elle eut une courte idylle avec Prosper Mérimée. Aux dires de chacun, elle n’aurait été qu’un feu de paille.
Le 10 août 1833, paraît Lélia, une œuvre lyrique, allégorique et très originale, dont le succès est prodigieux.

Des amitiés, des amours ?

En 1832, George Sand rencontre la comédienne Marie Dorval. C’est le début d’une profonde amitié qui lie les deux femmes. Leurs échanges de correspondance donnent la mesure de leur attachement mutuel.
Leur relation fait l’objet de médisances à Paris. Les contemporains de l’époque les surnomment « les inséparables ».
Marie Dorval collabore à l’écriture de Cosima, pièce de théâtre de George Sand créée en avril 1840 à la Comédie-Française, avec la célèbre comédienne dans le premier rôle. La solidité de leur relation ne faiblira jamais et George Sand comblera de bienfaits la famille de Marie Dorval à la mort de celle-ci.
George Sand rencontre pour la première fois Alfred de Musset le 17 juin 1833, lors d’un dîner organisé par François Buloz pour ses collaborateurs de la Revue des deux Mondes, au restaurant Lointier, no 104 rue Richelieu à Paris.

Son histoire avec un enfant du siècle


George Sand et Alfred de Musset deviennent amant en juillet 1833. Il s’installe chez quai Malaquais. En novembre 1833, ils partent pour Venise. Ils font une partie de la traversée en compagnie de Stendhal, qui rejoint son poste de consul à Civitavecchia. Pendant le voyage, à Gênes, George Sand souffre de fièvre et dysenterie. Ils arrivent à Venise le 31 décembre 1833. George Sand est toujours souffrante et doit rester alitée deux semaines. Musset proffite de la vie nocturne et s’adonne à tous les plaisirs. Il tombe gravement malade à son tour. George Sand va mieux et reste à son chevet. Elle fait appel aux soins d’un jeune médecin, Pietro Pagello, qui diagnostique une fièvre typhoïde. George Sand s’éprend de Pagello, alors que la santé de Musset s’améliore. Sa guérison assurée, Pagello lui avoue sa passion pour George Sand. Musset, stoïque, leur conserve son amitié, mais quitte Venise le 29 mars 1834 et rentre en France seul. George Sand reste à Venise avec Pagello. Elle écrit alors MatteaLeone LeoniAndréJacques, les premières Lettres d’un voyageur, puis revient en France avec Pagello.
Le 14 août 1834, ils arrivent à Paris et Musset informé de leur retour, supplie George Sand de lui accorder une entrevue. Elle exauce son vœu et le revoit dès le 17 août. Ils décident alors de s’éloigner l’un de l’autre et de quitter Paris le 24 août, Musset à Bade et Sand à Nohant. Pagello choisit de rester dans la capitale. De son exil en Allemagne, Musset envoie des lettres enflammées à George Sand qui renoue avec le poète de retour en France, le 20 octobre 1834. Pagello, jaloux, repart pour l’Italie. Mais leur nouvelle liaison ne durera pas. Musset, fatigué, rompt le premier, le 9 novembre 1834. George Sand est désespérée, tente une réconciliation mais Musset ne répond pas à ses lettres. Elle décide de couper ses cheveux dans un accès romantique et de lui envoyer cette preuve d’amour, gage de sa peine profonde. Elle sera alors peinte par Delacroix.
À la réception du colis et de son contenu, Alfred de Musset fond en larmes. En ce début du mois de janvier 1835, Sand et Musset renouent leur idylle. Leur relation se poursuit, marquée par des plaintes, des remontrances, des récriminations, jusqu’à une nouvelle rupture le 6 mars 1835, à l’initiative de George Sand cette fois-ci.
Cette relation inspire à Musset La Confession d’un enfant du siècle ainsi qu’Adieu. Après la mort d’Alfred de Musset (de la tuberculose le 2 mai 1857), George Sand fait paraître en 1859 Elle et lui pour raconter leur histoire.

L’avocat et l’amant

George Sand est toujours marié à Casimir Dudevant, mais craignant que ce dernier dilapide sa fortune, elle entreprend de se séparer de lui (Au XIXe siècle, malgré l’interdiction du divorce, la législation permet à une femme battue ou abusée de se séparer de son époux si elle en apporte la preuve). Elle rencontre l’avocat républicain Michel de Bourges en avril 1835 dans l’ancienne capitale du Berry. La séduction est réciproque, George Sand le retrouve en mai à Paris et ils deviennent amants. Avec Michel de Bourges commence une double passion, amoureuse et politique. Déjà sensible aux opinions républicaines, il la sensibilise aux idées socialistes.
L’avocat gagne le procès en séparation de George Sand le 16 février 1836. « Enfin, libre ! » C’est le cri du cœur lancé par George à l’issue du procès. Elle obtient la garde de ses deux enfants et récupère la gestion de ses terres à Nohant.
Michel de Bourges promet à George Sand de vivre avec elle. Mais déjà marié, il ne tiendra pas sa promesse et rompt leur liaison en juin 1837.

Son histoire avec un enfant du siècle


George Sand et Alfred de Musset deviennent amant en juillet 1833. Il s’installe chez quai Malaquais. En novembre 1833, ils partent pour Venise. Ils font une partie de la traversée en compagnie de Stendhal, qui rejoint son poste de consul à Civitavecchia. Pendant le voyage, à Gênes, George Sand souffre de fièvre et dysenterie. Ils arrivent à Venise le 31 décembre 1833. George Sand est toujours souffrante et doit rester alitée deux semaines. Musset proffite de la vie nocturne et s’adonne à tous les plaisirs. Il tombe gravement malade à son tour. George Sand va mieux et reste à son chevet. Elle fait appel aux soins d’un jeune médecin, Pietro Pagello, qui diagnostique une fièvre typhoïde. George Sand s’éprend de Pagello, alors que la santé de Musset s’améliore. Sa guérison assurée, Pagello lui avoue sa passion pour George Sand. Musset, stoïque, leur conserve son amitié, mais quitte Venise le 29 mars 1834 et rentre en France seul. George Sand reste à Venise avec Pagello. Elle écrit alors MatteaLeone LeoniAndréJacques, les premières Lettres d’un voyageur, puis revient en France avec Pagello.
Le 14 août 1834, ils arrivent à Paris et Musset informé de leur retour, supplie George Sand de lui accorder une entrevue. Elle exauce son vœu et le revoit dès le 17 août. Ils décident alors de s’éloigner l’un de l’autre et de quitter Paris le 24 août, Musset à Bade et Sand à Nohant. Pagello choisit de rester dans la capitale. De son exil en Allemagne, Musset envoie des lettres enflammées à George Sand qui renoue avec le poète de retour en France, le 20 octobre 1834. Pagello, jaloux, repart pour l’Italie. Mais leur nouvelle liaison ne durera pas. Musset, fatigué, rompt le premier, le 9 novembre 1834. George Sand est désespérée, tente une réconciliation mais Musset ne répond pas à ses lettres. Elle décide de couper ses cheveux dans un accès romantique et de lui envoyer cette preuve d’amour, gage de sa peine profonde. Elle sera alors peinte par Delacroix.
À la réception du colis et de son contenu, Alfred de Musset fond en larmes. En ce début du mois de janvier 1835, Sand et Musset renouent leur idylle. Leur relation se poursuit, marquée par des plaintes, des remontrances, des récriminations, jusqu’à une nouvelle rupture le 6 mars 1835, à l’initiative de George Sand cette fois-ci.
Cette relation inspire à Musset La Confession d’un enfant du siècle ainsi qu’Adieu. Après la mort d’Alfred de Musset (de la tuberculose le 2 mai 1857), George Sand fait paraître en 1859 Elle et lui pour raconter leur histoire.

L’avocat et l’amant

George Sand est toujours marié à Casimir Dudevant, mais craignant que ce dernier dilapide sa fortune, elle entreprend de se séparer de lui (Au XIXe siècle, malgré l’interdiction du divorce, la législation permet à une femme battue ou abusée de se séparer de son époux si elle en apporte la preuve). Elle rencontre l’avocat républicain Michel de Bourges en avril 1835 dans l’ancienne capitale du Berry. La séduction est réciproque, George Sand le retrouve en mai à Paris et ils deviennent amants. Avec Michel de Bourges commence une double passion, amoureuse et politique. Déjà sensible aux opinions républicaines, il la sensibilise aux idées socialistes.
L’avocat gagne le procès en séparation de George Sand le 16 février 1836. « Enfin, libre ! » C’est le cri du cœur lancé par George à l’issue du procès. Elle obtient la garde de ses deux enfants et récupère la gestion de ses terres à Nohant.
Michel de Bourges promet à George Sand de vivre avec elle. Mais déjà marié, il ne tiendra pas sa promesse et rompt leur liaison en juin 1837.

À REGARDER

Emission de France 5, Une Maison Un Artiste dédiée à George Sand, la rebelle de Nohant

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Le site internet des
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